Sur Mercy in Motion

     

    Lancée le 8 décembre avec l’Année Sainte de la miséricorde, Mercy in Motion est une campagne dont le but est de fournir à 100.000 réfugiés l’accès à l’éducation d’ici à l’an 2020.

    L ‘éducation peut aider à construire la paix et accélérer le développement  de sociétés plus résilientes et  cohésives. Les 35 million de dollars usa levés par cette campagne donneront aux réfugiés des outils pour contribuer à leurs nouvelles communautés et reconstruire leurs anciennes. Mercy in Motion élargira les projets  éducatifs du Service Jésuite des Réfugiés (JRS) qui vont des écoles primaires  à l’université, outre la formation professionnelle et la formation des enseignants.

    Comme  êtres humains, nous sommes à la merci de la nature, à la merci des gouvernements, à la merci des leaders, à la merci de la guerre. Nous sommes à la merci de forces au-delà de notre contrôle. A cause de cette vulnérabilité humaine , près de 60 millions de personnes dans le monde ont dû fuir leurs chez-soi.                                    

    Ils sont constamment  en mouvement : ils prennent des camions, des radeaux, des bateaux et des trains, en emportant les enfants, des couvertures, des vêtements et, la plupart du temps, en n’emportant rien.

    Mais, pour les personnes qui vivent en mouvement, même celles qui ne peuvent pas emporter des objets e peuvent emporter leurs pensées. Elles se rappellent de leurs familles, de leurs maisons, de leurs écoles. Elles  se rappellent de leurs amis,  de ce qu’elles ont perdu, de leurs craintes. Les souvenirs et les connaissances sont l’essentiel et souvent la seule chose qu’elles peuvent emporter pour toujours – les choses qu’on ne peut pas enlever de leurs esprits et de leurs cœurs.

     

    Pourquoi l’éducation ?

    Malheureusement, pendant les urgences, la poursuite de la connaissance est le plus à risque. Les réfugiés doivent affronter une quantité de barrières quand ils essaient d’accéder à l’éducation : notamment des écoles surchargées, la xénophobie dans les communautés d’accueil. Leur droit fondamental à l’éducation est souvent violé. Plus de 3,3 millions d’enfants syriens ne vont pas à l’école. Parmi les enfants réfugiés, seulement 36 pour cent du total va à l’école secondaire, et moins d’un pour cent a la possibilité  de faire des études de niveau supérieur.

     Les écoles fournissent la stabilité dont les enfants ont besoin pour pouvoir affronter la perte, la crainte,  le stress et la violence expérimentés pendant les temps de crise. Etre à l’école signifie que les enfants sont en lieu sûr et qu’ils sont protégés pendant les temps de crise contre les risques, entre autres la violence basée sur le genre, le recrutement par des groupes armés, le travail des enfants, et le mariage précoce.

    Les personnes qui vivent en mouvement  finalement doivent s’arrêter, et quand elles le font elles cherchent la miséricorde dans leur nouvelle communauté. Les réfugiés doivent reconstruire leurs vies et peuvent le faire par l’éducation.

    Avec l’accès à une éducation de qualité, les gens peuvent mieux remplir leur propre potentiel et contribuer pleinement à la croissance, le renforcement et la stabilité de leurs communautés. Donc, les communautés d’accueil  dans le monde doivent garantir que les réfugiés ne perdent pas leur fondamental droit d’apprendre.

     

    Mettre la Mercy in Motion

    En parlant de l’actuelle crise des réfugiés, le pape François a dit que le monde souffre d’une « mondialisation de l’indifférence », en ignorant ceux qui implorent la miséricorde. Il est temps de changer cela : «  Nous ne pouvons plus accepter que les souffrances des autres aillent de soi » a-t-il dit. Nous devons nous unir tous ensemble et mobiliser notre compassion pour faire une différence mondialisée. C’est le rôle de chacun de nous d’assurer que ceux qui ont perdu leurs foyers ne perdent pas l’espoir.

    En réfléchissant sur la prochaine Année jubilaire de la miséricorde, le pape a fait remarquer que la miséricorde « n’est pas une idée abstraite mais une réalité concrète…Nous sommes appelés à aller de l’avant, à nous concentrer sur le cœur pour voir de quelle générosité chacun est capable. »

    Nous devons montrer de la miséricorde à ceux qui sont à la merci de forces extérieures. Nous devons nous mobiliser pour ceux qui sont en mouvement. Cette année jubilaire, c’est le moment de mettre notre Mercy in Motion.